06 octobre 2009
Elle a eu un an!
Et évidemment, je n'ai rien vu passer!
Lucille a été intriguée par son gâteau (Picard, pas fait maison, pas bio, la honte intégrale, mais un lundi, je n'avais pas le temps de lui cuisiner un fondant aux champignons géants) et sa bougie:
Et grâce à un régime dérogatoire au droit commun, elle a eu droit au cadeau mythique!
Là, il a l'air tout moche, mais il n'est pas finalisé, la décoration n'a pas encore été posée. En revanche, ce qui est décevant (comme Deauville sans Trintignant), c'est que son ameublement s'est dramatiquement appauvri depuis la version initiale: deux pauvres tables et une chaise! pour 4 personnages et le chien! ce doit être dans le but d'instiller l'idéologie de la décroissance dès le plus jeune âge!
05 octobre 2009
Se nourrir de l'essentiel
En souvenir de cette fin d'après-midi du 4 octobre2008,à faire des allers/retours entre la Guilde et l'hôpital de la White City, en souvenir de la soirée de contractions qui s'en est suivie, j'ai décidé hier soir de faire enfin péter mon vin de noix (copyright bûcheron et bûcheronne pour la recette, mais réalisé à la Guilde, avec des noix de la Guilde et du vin de St Martin de Londres). Il macère depuis le 24 juin, date précise de la cueillette, là-dedans:
Il était temps de le faire passer au salon! accompagné, qui plus est , de noix sèches tout juste ramassées sous le même noyer! la classe..
04 octobre 2009
Manger bio, nouveau point d'étape
Manger bio, c'est non seulement compliqué et cher, mais c'est aussi désespérant, traumatisant et dangeureux.
Je m'explique:
Compliqué parce qu'il faut sans cesse courir à divers endroit pour trouver tel ou tel produit en bio, et cela encore plus en zone rurale. Il y aurait bien sûr la solution de se gaver de coquillettes bio de l'Intermarché nageant dans du beurre bio, mais j'aurais alors tôt fait de devenir "biobèse", et je n'ai pas besoin de ça!
Désespérant, car on n'a, bien souvent, d'autre choix que de se rabattre, pour la viande notamment, sur la grande distribution:
Or, un rôti de porc bio posé sur une barquette en polystyrène et emballé dans du film alimentaire, pour moi, cela représente un échec. Cependant, ayant fait le choix(audacieux) de continuer à manger de la viande, je ne peux pas me permettre d'être trop regardante.
On a parfois moyen d'échapper à la barquette de polystyrène. Mais on tombe alors dans le traumatisant: mercredi, j'avais commandé un lapin à la ferme où je m'approvisionne en légumes (ceux que je n'ai pas dans mon jardin). Radieuse, me voilà donc partie (50 km, tout de même, bravo le bilan carbone!) chercher mon lapin-biologique-direct-du-producteur-au-consommateur-retour-à-la-nature-trop-cool-génial. Et c'est génial. Sauf que ledit lapin, il se présentait comme suit:
Et ben là, putain, je l'ai regretté, mon rôti de porc tout emballé, que t'as même pas à imaginer qu'à la base, on a tué un animal pour en arriver là..Le lapin, il a fallu que je lui coupe la tête, en soutenant son regard outré, et je m'y suis reprise à plusieurs fois, parce que c'est super bien accroché, une tête de lapin, et que j'avais pas le geste trop sûr..Une épreuve! ensuite, il a bien fallu que je le découpe en morceaux, selon le même modus operandi hasardeux et chaotique, m'acharnant sur des os résistants, des articulations que je n'aurais pas imaginées, projetant du sang un peu partout, bref, un carnage.
Mais contrairement à ce que j'aurais pu pensé, je n'avais pas encore mon compte, pour cette semaine, d'expériences improbables liées à ma quête du bio absolu.
En effet, grâce à mon activité de grand reporter, j'ai noué des liens avec mes voisins directs qui habitent à 2 km de la Guilde, au bout de l'enfilade de champs qui nous séparent. Ils exercent l'activité (comme le monde est parfois bien fait!) de cultivateurs et éleveurs bio. Ils me vendent des oeufs et de la farine bio (pour mon pain maison bio). Hier, alors que j'arrivais chez eux pour faire provision de ces produits, la dame m'a demandé: "vous aimez les champignons?". A quoi j'ai répondu: "ah oui!". Ils se sont regardés, et la dame a repris:" parce qu'on en a plein dans un champ, en ce moment; on en a mangé, j'ai fait des conserves, mais là, j'arrête, on en a assez, alors si vous voulez aller vous servir..". J'ai bien sûr accepté, et la dame m'a accompagnée jusqu'au champ en question. Là, elle m'a laissée, non sans m'indiquer l'endroit magique "vous voyez les ormes secs, là-bas?" . "Oui". " Ben, c'est par là."Déjà. Super.La poussette s'embourbant lamentablement, j'ai pris Lucille (8.4 kg) sous un bras, mon sac à champignons sous l'autre, et hop! déjà, j'ai mis du temps à les atteindre, ces putains d'ormes secs, à traverser cet immense champ, sur ce terrain accidenté, en portant Lulu, sans savoir où j'allais. Ni même à quoi ressemblaient les champignons en question ("des coulemelles" avait-elle dit, mais moi sortie des cèpes et des girolles..). Inconsciemment, je m'attendais à tomber sur un "coin" bourré de petits champignons. Or je ne voyais vraiment pas où et encore moins comment, dans ce champ, repérer un tel "coin". J'ai fini par procéder par secteurs, en laissant Lucille par terre, le temps que je couvre le terrain alentour. Mais je revenais très vite en courant, craignant qu'elle ne soit en fait assise sur un trou de vipères ou qu'un chasseur ne la confonde avec un lièvre( elle était habillée en rose pétant, mais je perdais la raison en même temps que ma patience). Ne trouvant toujours rien qui ressemblât à un champignon, je me demandai si un avion n'allait pas soudainement surgir de derrière une haie et nous zigouiller en nous fonçant droit dessus en rase-motte, avion piloté par un tueur à gages engagé par mes cultivateurs bio, pour m'apprendre à "travailler aux impôts"..Le coeur battant d'angoisse et d'épuisement mêlés, j'ai hurlé un retentissant "putain, Lulu, regarde!!"en avisant un immense champignon, au milieu de nulle part, sur ma gauche. J'en ai même trouvé plusieurs, disséminés, mais maintenant que j'avais le modèle du premier, je les repérais plus facilement. Il n'en a pas fallu des dizaines pour remplir mon sac, et je pus donc regagner la poussette d'abord, la ferme ensuite,la tête haute, avec mon butin. Parce que j'imaginais bien l'air goguenard du fermier, si j'étais revenue bredouille ("forcément, elle "travaille aux impôts"). Lorsque je leur ai montré le contenu de mon sac, leur commentaire fut: "ben oui, des coulemelles, quoi".
Une fois revenue à la Guilde, j'ai pris une photo:
J'ai ensuite commencé par chercher sur internet une façon de les cuisiner. Puis, prise d'un doute affreux, je me suis demandé si ces champignons étaient bien comestibles (j'avais encore la tête du fermier dans la tête, lisant le journal annonçant ma mort violente suite à ingestion de champignons vénéneux "ouais, mais bon, elle "travaillait aux impôts" quand même.."): j'ai donc vérifié 45 fois la photo de la coulemelle pas mortelle sur internet, avant de me décider à les faire cuire. Puis je me suis mise à table, la trouille au ventre. Mais je me suis pas déballonée.Et il ne s'est (pour le moment en tout cas) rien passé de dramatique. Je ne suis pas soudainement devenue aveugle, avant de trépasser, écumante telle Emma Bovary, sur le sol de la cuisine, devant une Lulu et un P12 ébahis. Je pourrai retourner à la ferme et leur raconter en détail comment je les ai cuisinés, avant de leur dire "la prochaine fois qu'il pleut et qu'il en sort (des champignons), je pourrai retourner me servir?". Et toc.
Ce qui est rassurant là-dedans, c'est que mon stress n'est pas communicatif, a priori:
oui, c'est le sourire le plus intense de Lulu,( mais il est vrai qu'il pourrait passer pour un terrible masque d'effroi..) celui qu'elle arborait alors que je lui répétais nerveusement: "tu crois vraiment que je peux manger des trucs pareils, Lulu?".
20 septembre 2009
Esprit pratique
Lucille à 4 pattes, c'est pour elle synonyme de liberté et de découverte. Mais c'est aussi le risque de prendre (encore plus) froid, elle qui est déjà enrhumée!
Pour éviter les mains gelées, j'ai trouvé une solution; c'est comme des gants pour lépreux, "une bonne paire de chaussettes, et hop!!". Et comme elles sont trouées (ce sont de vieilles chaussettes de sport que j'allais mettre à la poubelle), Lucille conserve la faculté de saisir les objets!
Et ma foi, c'est presque élégant!
La problématique du transport
ça y est!! à presque un an, Lucille a enfin découvert la fonction "marche à 4 pattes"! et par un heureux hasard, cela a coïncidé avec le moment où ses pieds ont atteint la taille suffisante pour qu'elle puisse enfiler ses "chaussons en cuir souple Bobux" sans ressembler à un salarié de l'entreprise Pinder!
ça me fait plaisir, car cela fait plus d'un an que je les ai achetés, ces chaussons!! j'attends maintenant qu'elle ait les pieds suffisamment grands pour porter ses petites tongs, mais au train où vont les choses, c'est pas pour tout de suite!
Lucille en Amérique
Maintentant que j'ai rallumé la chaudière (et en attendant qu'elle tombe en panne comme d'habitude), il est grand temps de publier quelques photos des vacances.
Nous avons donc pris un grand oiseau de fer, non sans avoir avalé un xanax en ce qui me concerne..Lulu quant à elle n'a pas eu peur de tout, ni de l'avion, ni de la foule, ni de quoi que ce soit: sa faculté d'adaptation me surprend toujours, pour une petite qui vit au fin fond du Centre de la France, et qui, dans sa vie quotidienne rencontre pratiquement plus de hérons et de guifettes moustac que d'êtres humains!
Elle n'a même pas été (contrairement à moi) terrorisée par l'air patibulaire et la non-amabilité des douaniers, lesquels ont méchamment tiqué sur nos passeports, n'arrivant pas à comprendre que l'on puisse voyager à deux + un bébé sans être mariés, sans vivre ensemble, en étant "just friends"! le fait que Lulu porte mon nom de famille et non celui de Pith a jeté le trouble dans leur cerveau, et il a donc fallu leur expliquer la vie (en Anglais, bien évidemment..).
Une fois libérés des questionnements administratifs, nous avons pu faire connaissance avec l'environnement:
Grâce au décalage horaire, qui avait soigneusement détraqué Lulu côté heures de sommeil, nous nous réveillions aux aurores, ce qui nous permettait d'avoir des journées très bien remplies, tout en passant pas mal de temps devant TV5 Monde , non plus Asie ce coup-ci, mais Etats-Unis..
Le meilleur moment ou presque, c'était le petit déjeuner, que nous prenions dans un restaurant proche de notre hôtel, restaurant dans lequel nous perdions toute inhibition en terme de calories ingurgitées..
Les innombrables trajets en métro ravissaient Lucille (pith beaucoup moins, en tant que chargé de mission "compréhension de plan+ portage de poussette), qui passait son temps à y accoster tout le monde, m'obligeant à déployer mon anglais oral flageollant devant les mutliples amis qu'elle arrivait à se constituer entre deux stations!
Nous avons bien sûr du sacrifier au rituel du musée..par chance, le Guggenheim étant en travaux, sa visite donc fut vote torchée..le MOMA, en revanche, ce fut plus long. En bonne ennemie de la culture, Lulu dormait en passant devant les boîtes de soupe warholiennes! Et comme je suis moi aussi une ennemie de la culture, surtout lorsque celle-ci se présente sous forme de grandes armoires bourrées de toutes petites pointes de flèches, j'ai arraché à Pith le renoncement à la visite du MET (je sais, c'est pas glorieux).
Lucille s'est confrontée à la gastronomie locale:
le pancake: bof!
le Sundae: re-bof!
Côté pratique, notre hôtel était bien placé, notre chambre, au 30ème étage,très confortable, et la piscine ( 27ème étage) avait des vestiaires bien plus luxueux que celle des bébés nageurs!
Nous avons aussi passé une journée à la plage, une des plages où, à la saison, les limules viennent se reproduire! Nous (enfin, Lulu) en sommes repartis avec un exemplaire de limule en peluche, en espérant assister un jour en vrai à un tel spectacle.
Et puis à un moment, il a bien fallu rentrer, retrouver P12 qui pendant ce temps mettait la maison de tata Laurence à feu à sang!
09 septembre 2009
Les vacances en résumé
22 août 2009, Lucille à la plage de Messanges (Landes):
4 septembre 2009, Lucille à la plage de Sandy Hook (New Jersey):
oui, je sais, on se la pète..
08 septembre 2009
La fin du mois de juillet (en gros et en vrac)
Lucille et son tonton de Corse.
Lucille et sa tatie de Corse.
Lucille et sa cousine (germaine, celle-là) de Corse.
Lucille prenant son goûter sur un parking, avec sa grand-mère, façon drive-in à l'envers.
Lucille, entre Aude et moi, en mode "comatons donc ensemble devant M6"!
Lucille, toujours à la Rochelle, en pyjama et turbulette, s'apprêtant à assister à un apéro au café de la paix. Et c'est le lendemain qu'elle a vomi sur la moquette..
Panivore
Bon ça, ça ne date pas du 14 juillet, mais d'hier.
Après des mois de houleux débats intérieurs, je me suis décidée à acheter une MAP, comme tout le monde.
Voilà mon premier pain (je le sors du four à l'instant):
Je ne sais pas s'il est bon, mais en tout cas, il est bio et local de chez bio et local! la farine vient de chez le paysan bio dont la ferme est à 500 m de la Guilde, le levain vient du magasin bio situé à 13 km (mais il est fabriqué en Ardèche)...j'ai laissé tomber les recettes du guide de la MAP, qui me semblaient délirantes, en ce qu'elles n'imaginent pas un pain sans huile ne poudre de lait (!!).
Prochaine étape: le pain aux céréales ou aux graines de pavot (j'ai les ingrédients, y'a plus qu'à).
WE du 14 juillet
Oui , je sais, j'ai du retard..
Il y eut donc un grand we en Bretagne.
Avant tout, escale chez Pith:
Une fois arrivées à destination, Lulu a fait la connaissance de sa/ma/notre cousine Elise,laquelle a bouleversé le cours de son existence, en lui faisant découvrir le yaourt! (cherchez pas, sur la photo, c'est de la purée, rien à voir)
Puis, Lucille, fidèle à ses habitudes, a fait le tour de la famille, passant de bras en bras..
Elle a aussi eu droit à son premier goûter à la plage..elle ne s'est pas baignée dans cette eau vivifiante (glacée, quoi..), mais Anne-Claire, Elise et moi, si! on a beau vieillir, on reste des warriors lorsqu'il s'agit de "nager jusqu'aux bateaux" sur la plage de St Coulomb!
Lucille a encore connu les vautrages sur moquette et les écroulements en voiture avec les "petits cousins-issus de germain"..j'adore cette expression désuète)
Et pour couronner le tout, même la Pince a trouvé quelqu'un avec qui partager de bons moments d'amitié!




































































