la guilde du lieudit l'effe

30 mars 2018

Rascasse et Fenouil

L'un des événements programmés de notre retour en France était l'adoption de deux chats, qui ne pourront jamais remplacer le vide laissé par P12 puisque les être exceptionnels sont irremplaçables, mais dont la présence a un impact positif sur notre humeur (en dehors des moments où ils lacèrent les canapés).

Initialement, il était prévu de n'en avoir qu'un, roux de préférence (roux comme P12, on l'aura compris). Après de vaines recherches selon ce cahier des charges, je me suis résolue à signer pour une femelle tricolore dont le physique me convaincait assez peu. Elle venait de naître lorsque l'engagement fut pris, en mai dernier, il convenait d'attendre juillet pour la livraison.

Or, entre ces deux échéances, je tombai sur une petite annonce proposant une portée de chats à l'adoption; et parmi les individus de cette fratrie, se trouvait pile poil ce que je cherchais, le fameux mâle roux.

Nous vivons donc depuis juillet dernier avec ces deux animaux.

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Nous avons aussi deux poissons rouges, issus d'une lubie lors d'un passage au Bricomarché; là encore, ils étaient deux à l'origine, et si l'un est encore parmi nous, il en est à son troisième collègue (car ici, les départs sont remplacés): le premier flottait à la surface un matin de décembre, sans doute victime d'une dépression d'hiver, le second s'est suicidé en se jetant hors du bocal pendant notre voyage en Espagne. Tous se sont habitués à ce que les deux chats se servent de leur bocal comme abreuvoir.

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27 mars 2018

Les petits plats sans les grands

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Je suis, depuis de nombreuses années, une inconditionnelle de la vaisselle siglée Geneviève Lethu.

J’ai pris l’habitude, dans ce cadre, de toujours sacrifier à la visite de la boutique lors de mes virées shopping, de préférence en période de soldes, puisque comme toute bonne marque, Geneviève Lethu pratique des tarifs d’arracheur de dents de sagesse.

La fermeture progressive de toutes les boutiques ou presque a considérablement réduit les occasions de passage à l’acte. Quand je pense qu’il fut un temps, même Châteauroux avait son magasin Geneviève Lethu !

Les derniers temps, il ne restait plus pour moi que le magasin de La Rochelle, lequel vient de fermer, me laissant sans solution. Seule la boutique « en ligne » demeure disponible, mais elle ne solde pas, évidemment. J’ai parfois imaginé faire une commande par ce biais, mais la lecture du commentaire d’une acheteuse furax, indiquant que sur les 6 assiettes commandées, 2 étaient arrivées en miettes, m’en a dissuadée. Payer le prix fort pour un colis de vaisselle cassée, cela demande réflexion.

Ce qui ne m’empêche pas, à mes moments perdus, de rêver devant le site internet. Et c’est ainsi que j’ai réalisé l’incongruité de la composition de chaque collection : on s’attend en effet à ce que pour chaque thème, nous soit proposé le kit complet de vaisselle, les assiettes de toutes tailles, les plats de différentes formes, les saladiers, puis les services à thé et à café, de façon à ce qu’il soit possible de se livrer aux arts de la table à tout moment de la journée. En tout cas, c’est ce qui me paraît logique. Il faut croire que la marque envisage les choses différemment, puisque certaines collections ne sont déclinées qu’en petites et grandes assiettes (et rien d’autre), cependant que d’autres ne sont disponibles que pour les services à thé et café, accompagnés d’un plat à cake ou d’un plateau, le must s’incarnant dans les « assiettes à mignardises »..C’est cette dernière combinaison qui suscite en moi la plus grande interrogation : La vie des gens n’est-elle donc qu’une succession de goûters ? Vit-on réellement dans ce monde ? A l’heure du « pour être en forme, ne grignotez pas entre les repas », il se trouve donc encore des âmes égarées pour aller chez Geneviève Lethu et n’en ressortir qu’avec des services à café et des plats à gâteaux sous le bras ?

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05 mars 2018

Tartare à l'italienne

Ayant laissé les filles chez leurs grands-parents pour 2 semaines en remontant d’Espagne, nous tenions ce week-end l’occasion de partir tous les deux en amoureux.

Après une pause déjeuner dans la si romantique ville de Niort, nous avons pris la direction de La Rochelle, où nous allons régulièrement, mais dans une toute autre configuration : nous y étions pour la première fois seuls sans enfants ni amis, et nous avons logé à l’hôtel, et non sur le bateau des uns où dans la maison des autres.

Avant de nous installer au centre-ville, nous sommes passés à la concession moto, où nous restâmes finalement 2 heures, à essayer les nouveaux modèles affublés de casques et de blousons de courtoisie, puisque tout ceci était inopiné.

 Après avoir effectué 4 fois le même parcours sur des machines aux amortisseurs et à la selle plus ou moins étudiés pour ne pas trop fracasser le cul de la passagère, nous avons rejoint notre hôtel.

Je n’ai pas manqué cette occasion qui s’offrait à moi de rivaliser avec tous ces blogs où figurent de si maginifiques photos de chambres d’hôtel. J’ai fait ce que j’ai pu, tout n'est pas minable,mais j’ai une évidente marge de progrès potentielle concernant ma faculté à sublimer un plateau de petit-déjeuner (en première analyse, déjà un début de piste, prendre les photos avant d'entamer le plateau).

A propos de ce petit-déjeuner, peut-être est-il intéressant, afin de mieux en apprécier les photos, d’en connaître le contexte : forts de notre statut de couche-tôt, et après concertation, nous avions demandé que l’on nous l’amène tôt, dans l'idée que nous ne ferions de toute façon pas de grasse matinée. Notre heure de réveil naturelle s'avéra trop approximativement estimée, et nous avons finalement été cruellement arrachés à notre sommeil par le room-service à 7H13, ce qui est original, pour un dimanche matin de détente en amoureux..

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02 mars 2018

Manolo toca la guitarra

Victimes d’un déficit en vitamine D, nous avons pris la direction du Sud en cette fin de mois de février. La destination finale était Valencia, une grande ville d’Espagne au sud de Barcelone.

Nous aurions dû faire étape à Collioure le premier soir, mais la fiabilité aléatoire de notre Touran a une fois de plus bouleversé nos plans, et nous a permis de redécouvrir Montauban, plus particulièrement cet hôtel dont la salle des petits déjeuners m’avait laissé un si beau souvenir lors de notre premier séjour. Premier séjour qui était choisi celui-là, et non subi en raison d'un naufrage de la route.

Nous avons gagné en prime un tour de camion-dépanneuse, la visite du garage d’un charmant village de Corrèze, et surtout, à la grande joie de Lucille, enchantée de connaître la ville de François Hollande, une arrivée triomphale (en Taxi s’il vous plaît) chez un loueur de voitures de Tulle : Une inoubliable journée.

Nous avons pu repartir à bord d’un Ford Kuga de 100 000 km et aux pneus lisses, qui, à peine avions -nous quitté l’agence, a commencé à nous implorer de l’emmener à la révision.. Il flottait comme un air de malédiction sur nos véhicules terrestres à moteur.

Et pourtant, ce furent de merveilleuses vacances.

Le prétexte initial du voyage était le circuit Ricardo-je-sais-plus-quoi, où Paulo avait réservé 3 jours de session moto. Mais pour les filles et moi, qui n’apprécions que modérément le fait de rester plantées dans les gradins à regarder des machines tourner sur une piste à plus de 200km/h dans un vacarme assourdissant, cette escapade a été l’occasion de profiter d’une météo printanière tout en découvrant cette charmante ville de Valencia.Où l'on mange des tapas et du jambon, où l'on boit du vino blanco et tinto, et dont les autochtones semblent avoir pour hobby de dessiner sur les murs au milieu des orangers.

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07 janvier 2018

Jamais trop tard

En ces temps de bonnes résolutions, encore une fois, après une sérieuse pause qualité, je reprends le fil de ce blog, abandonné depuis des mois (on peut même parler d’années, en l’occurrence).

Depuis le dernier post, nous avons changé de vie à l’envers, pour nous retrouver à quelques détails professionnels près, dans la situation ex-ante le départ pour la Black City.

Nous renouons avec le froid, la grisaille et la pluie, mais également avec la vente libre de cochon et d’alcool.

Nous avons replongé dans les commémorations au monument aux Morts, les fêtes de fin d’année, et hier, la galette des Rois : une grande première pour Eléonore, qui avait 6 mois lors de sa dernière Epiphanie en France, et l’évocation d’une lointain souvenir pour Lulu.

Pour cette introduction à la coutume, ce fut Eléonore la gagnante : Les fèves des deux galettes (une brioche et une frangipane, pour contenter tout le monde) lui échurent.

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21 mai 2016

Perpétuité réelle

Plus j'observe la chambre d'Eléonore, plus je me dis que la France serait condamnée par la Cour Européenne des Droits de l'Homme, si elle osait offrir une cellule aussi austère à ce pauvre Salah Abdeslam..

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18 mai 2016

Ensablée (sur Sarthe)

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Ceci est une scène banale de la vie quotidienne dans la Black City : une berline échouée sur un banc de sable. Je n’arrive pas à comprendre comment les autochtones, pourtant avertis quant aux problématiques du désert, peuvent s’entêter à choisir ce genre de voitures, lourdes comme des chameaux en plomb morts, pour se lancer sur les pistes ultra sablonneuses de la ville.

Lorsque nous sommes arrivés ici, il y a deux ans et demi , j’ai néanmoins fait cette amère expérience, que de rester désespérément plantée dans le sable, un matin en emmenant les enfants à l’école.

Or, cela n’aurait jamais dû m’arriver : notre pauvre vieux Vitara, tout pourri qu’il soit, n’en demeure pas moins doté des 4 roues motrices susceptibles de nous tirer de l’embarras.

C’est qu’à l’époque, je n’avais pas encore tout compris : pour moi, la seule particularité d’un véhicule 4X4 était d’avoir une roue de secours accrochée à l’arrière. J’avais bien remarqué le levier de vitesse supplémentaire, mais ne m’étais pas trop interrogée quant à son utilité.

 

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 Je pensais donc que le simple fait de circuler dans un 4X4 avec cette grosse roue fixée sur la porte arrière me prémunissait contre les risques d’ensablement. On voit le niveau.

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Belle déconvenue le jour où je me suis retrouvée coincée, telle le couteau d’un robot Moulinex tentant de réduire en purée une boîte de pois chiches récalcitrants. Heureusement, alors que j’avais déjà débarqué les gosses et m’apprêtais à rebrousser chemin à pied (Eléonore ne marchait pas encore, je devais en plus la porter !), deux passants prirent les choses en main, sans doute navrés par tant d’abrutissement féminin. Ils se sont installés au volant et ont promptement dégagé le Vitara, sans aucune difficulté : Eux savaient qu’il fallait :

-enclencher la première sur le gros levier de vitesse

-enclencher en plus une vitesse sur le petit levier

Cette anecdote est à mettre je pense sur le même plan que les trois semaines que j’ai passées à laver mon linge avec une machine dont l’arrivée d’eau n’était pas ouverte. Je me revois faire part à Aude de mon enthousiasme :

« je me demande bien pourquoi j’ai un sèche-linge, ma machine essore à mort, le linge en ressort aussi sec qu’il y est entré. »

Il m’a fallu trois semaines pour comprendre qu’une machine à laver nécessitait une alimentation en eau, et mener l’enquête pour vérifier que celle-ci était assurée.

De même que le linge ressort plus mouillé (mais accessoirement plus propre) d'une machine remplie d'eau,un 4X4 a donc deux leviers de vitesse, et il faut trifouiller avec pour se sortir les roues du sable.

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16 mai 2016

Mitoyenneté

Durant la semaine de la francophonie, qui a lieu chaque année au mois de mars, une vente de livres d’occasion est organisée au sein de l’Institut Français .

J’y ai trouvé, depuis 3 ans que je la fréquente, pas mal de livres pour moi, mais surtout pour les enfants, Lulu en tête, qui semble avoir bien contracté le virus de la lecture.

Parmi ces trouvailles, figurent en tête les livres de la bibliothèque rose que je décrirais comme « ancienne méthode », c’est-à-dire dans l’édition de ma jeunesse, avec les dessins caractéristiques de cette époque : L’an dernier, ce furent quelques « Club des cinq » que j’achetai, et cette année, j’ai jubilé en découvrant , dans le fouillis de l’étalage, « le mystère des voisins terribles », écrit par la même Enid Blyton, que j’ai dû lire des dizaines de fois dans mon enfance. .  L’exemplaire a beau être toujours présent chez mes parents, je l’ai racheté, puis lu une fois de plus, à peine rentrée à la maison.


 C’est l’histoire de deux familles voisines, dont les enfants sont radicalement différents ; les trois enfants Gauthier sont sages, serviables, soigneux, ordonnés, et travaillent très bien à l’école, cependant que les rejetons Maraval forment une bande de pré-délinquants, cancres turbulents et mal fagotés. Contraints de se fréquenter du fait de l’amitié liant leurs pères respectifs (copains d'enfance qui viennent de se retrouver), ils en viendront à s’apprécier, à comprendre que la différence est une richesse, et autres mièvreries insupportables. On voit le tableau. Pourtant, j’ai pris autant de plaisir à cette lecture que la dernière fois, qui devait bien remonter à 25 ans.

J’ai découvert par la même occasion que ce mystère-là, celui des voisins terribles, n’était pas le seul. J’ai fait main basse sur tous les éléments de la collection qui se trouvaient là.

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13 mai 2016

Mensonge et trahison

Contrairement à Lucille, Eléonore-le-putois n'a jamais hésité à user du mensonge.


Son fait d'arme fondateur en la matière fut le fameux épisode:

-"Mais je rêve, tu as encore fait pipi dans ta culotte???!!!!" m'écriè-je en avisant la suspecte humidité de son pantalon

-"C'est pas vrai, c'est pas moi !!" répond l'intéressée avec aplomb.

 

Ce soir, supervisant depuis la cuisine et mon torchon à vaisselle l'habituelle trilogie "pipi-les dents-au lit", j'interpelle Lucille, qui revient de la salle de bain:

-"Lulu, est-ce que ta soeur s'est lavé les dents?"

-"Je sais pas, je vais voir."

Au loin dans le salon, j'entends la conversation suivante:

-"Eléonore, tu t'es lavé les dents?"

-"Oui"

-"Fais-moi sentir tes dents"

Et aussitôt, le jugement sans appel:

-"ça pue le poisson pourri dans cette bouche, va te laver les dents!"

Démasquée mais finalement bonne joueuse, la petite soeur s'exécute.

Je me marre dans mon évier plein de cafards.

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01 mai 2016

Vérité en deçà de la Méditerranée, erreur au-delà

Les attentats terroristes de ces derniers mois rencontrent évidemment un écho ici aussi. Mais les réactions induites localement par ces événements sont bien différentes de celles dont nous avons connaissance par le biais des médias français, ou plus généralement occidentaux.

J’ai eu l’occasion par deux fois d’être mêlée à une conversation roulant sur le sujet.

La première fois, ce fut lors de l’arrestation de Salah Abdeslam, arrestation qui fut commentée lors de la séance de sport à laquelle je me rendis peu après cette annonce. Il faut se figurer l’ambiance : Dans cette salle, se retrouvent, outre quelques rares occidentales comme moi, essentiellement des africaines de plusieurs nationalités, Afrique Noire, Afrique du Nord, ou Moyen Orient. Toutes arrivent emmaillotées dans leurs voiles de musulmanes pratiquantes, et revêtent leurs tenues de fitness, après avoir bien pris soin de fermer la porte, devant laquelle des hommes pourraient passer. D’ailleurs, la seule fois où un individu de type masculin, venu réparer la sono, a innocemment pénétré dans cette salle, il a provoqué la même réaction qu’un coup de feu : chaque femme a fondu sur son voile et s’en est précipitamment enveloppé comme si sa vie en dépendait, c’était saisissant à voir !

  A chaque fin de cours, après avoir sué comme des biques en plein soleil et fait monter nos rythmes cardiaques à des hauteurs vertigineuses, nous évoquons un quelconque sujet, les embouteillages provoqués par les travaux gigantesques entrepris dans la Black City, les bienfaits pour la peau des masques miel-blanc d’œuf..Ce jour-là, il s’agissait de l’arrestation de Salah Abdeslam :

-« Mais vous avez vu ça ? Ce Salah Abdeslam, là, après tout ce qu’il a fait, il a droit à un avocat ???!!!! Et il peut refuser d’être jugé en France ??? Non mais, c’est quoi ça ??!! »

La coach intervint :

-« Non mais, en Europe, ils ont « leurs droits de l’homme là » », dit-elle, comme si elle évoquait une maladie invalidante.  « Ici, si un fou comme ça veut faire quelque chose, on a même pas le temps d’en entendre parler qu’il est déjà arrêté et mis en prison, ou expulsé. »

Et chacune de témoigner de son incompréhension face à l’indulgence d’une telle procédure pénale, et de sa réticence à se rendre désormais en Europe, du fait du risque terroriste. A aucun moment ne vint sur le tapis ( de fitness) la fameuse crainte de la « stigmatisation » ou des « amalgames » dont elles pourraient être victimes, alors même qu’elles ont toutes l’exacte tête de l’emploi pour les redouter. Non, ce qui préoccupe ces femmes, c’est le risque de mourir dans un attentat lors de leurs vacances en Europe, et la scandaleuse attitude des Etats européens, qui traitent les terroristes comme des nababs, alors qu’ils ne méritent, à leur avis, que l’exécution pure et simple, ou, à tout le moins, de bénéficier des traitements les plus inhumains et dégradants dans la pire des geôles, sort que leur réserverait assurément un pays raisonnable (comme le leur).

Quelques jours plus tard, après les attentats de Bruxelles, nous étions branchés sur LCI, qui exposait les visages et les noms des Belges supposés auteurs des faits. La coiffeuse était avec nous, occupée à couper les cheveux des gosses devant la télé. Alors que nous plaisantions sur les patronymes des terroristes, qui semblaient rien moins que wallons, la coiffeuse s’exclama :

-« Mais forcément, la Belgique, elle est comme la France, elle accorde sa nationalité à n’importe qui ! »

-« Tu veux dire », lui demandai-je de préciser, « que si nous, français qui vivons ici, nous faisons un autre enfant et qu’il naît ici, il n’aura pas la nationalité du pays ? »

-« Evidemment ! Pourquoi l’aurait-il ?? vous êtes français, pas mauritaniens ! Pourquoi votre enfant le serait-il ? ce serait n’importe quoi ! En France, si un étranger arrive et fait un enfant là-bas, il est français !! Après, faut pas s’étonner ! »

Nous en sommes restés comme deux ronds de flan.

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