05 octobre 2009
Se nourrir de l'essentiel
En souvenir de cette fin d'après-midi du 4 octobre2008,à faire des allers/retours entre la Guilde et l'hôpital de la White City, en souvenir de la soirée de contractions qui s'en est suivie, j'ai décidé hier soir de faire enfin péter mon vin de noix (copyright bûcheron et bûcheronne pour la recette, mais réalisé à la Guilde, avec des noix de la Guilde et du vin de St Martin de Londres). Il macère depuis le 24 juin, date précise de la cueillette, là-dedans:
Il était temps de le faire passer au salon! accompagné, qui plus est , de noix sèches tout juste ramassées sous le même noyer! la classe..
04 octobre 2009
Manger bio, nouveau point d'étape
Manger bio, c'est non seulement compliqué et cher, mais c'est aussi désespérant, traumatisant et dangeureux.
Je m'explique:
Compliqué parce qu'il faut sans cesse courir à divers endroit pour trouver tel ou tel produit en bio, et cela encore plus en zone rurale. Il y aurait bien sûr la solution de se gaver de coquillettes bio de l'Intermarché nageant dans du beurre bio, mais j'aurais alors tôt fait de devenir "biobèse", et je n'ai pas besoin de ça!
Désespérant, car on n'a, bien souvent, d'autre choix que de se rabattre, pour la viande notamment, sur la grande distribution:
Or, un rôti de porc bio posé sur une barquette en polystyrène et emballé dans du film alimentaire, pour moi, cela représente un échec. Cependant, ayant fait le choix(audacieux) de continuer à manger de la viande, je ne peux pas me permettre d'être trop regardante.
On a parfois moyen d'échapper à la barquette de polystyrène. Mais on tombe alors dans le traumatisant: mercredi, j'avais commandé un lapin à la ferme où je m'approvisionne en légumes (ceux que je n'ai pas dans mon jardin). Radieuse, me voilà donc partie (50 km, tout de même, bravo le bilan carbone!) chercher mon lapin-biologique-direct-du-producteur-au-consommateur-retour-à-la-nature-trop-cool-génial. Et c'est génial. Sauf que ledit lapin, il se présentait comme suit:
Et ben là, putain, je l'ai regretté, mon rôti de porc tout emballé, que t'as même pas à imaginer qu'à la base, on a tué un animal pour en arriver là..Le lapin, il a fallu que je lui coupe la tête, en soutenant son regard outré, et je m'y suis reprise à plusieurs fois, parce que c'est super bien accroché, une tête de lapin, et que j'avais pas le geste trop sûr..Une épreuve! ensuite, il a bien fallu que je le découpe en morceaux, selon le même modus operandi hasardeux et chaotique, m'acharnant sur des os résistants, des articulations que je n'aurais pas imaginées, projetant du sang un peu partout, bref, un carnage.
Mais contrairement à ce que j'aurais pu pensé, je n'avais pas encore mon compte, pour cette semaine, d'expériences improbables liées à ma quête du bio absolu.
En effet, grâce à mon activité de grand reporter, j'ai noué des liens avec mes voisins directs qui habitent à 2 km de la Guilde, au bout de l'enfilade de champs qui nous séparent. Ils exercent l'activité (comme le monde est parfois bien fait!) de cultivateurs et éleveurs bio. Ils me vendent des oeufs et de la farine bio (pour mon pain maison bio). Hier, alors que j'arrivais chez eux pour faire provision de ces produits, la dame m'a demandé: "vous aimez les champignons?". A quoi j'ai répondu: "ah oui!". Ils se sont regardés, et la dame a repris:" parce qu'on en a plein dans un champ, en ce moment; on en a mangé, j'ai fait des conserves, mais là, j'arrête, on en a assez, alors si vous voulez aller vous servir..". J'ai bien sûr accepté, et la dame m'a accompagnée jusqu'au champ en question. Là, elle m'a laissée, non sans m'indiquer l'endroit magique "vous voyez les ormes secs, là-bas?" . "Oui". " Ben, c'est par là."Déjà. Super.La poussette s'embourbant lamentablement, j'ai pris Lucille (8.4 kg) sous un bras, mon sac à champignons sous l'autre, et hop! déjà, j'ai mis du temps à les atteindre, ces putains d'ormes secs, à traverser cet immense champ, sur ce terrain accidenté, en portant Lulu, sans savoir où j'allais. Ni même à quoi ressemblaient les champignons en question ("des coulemelles" avait-elle dit, mais moi sortie des cèpes et des girolles..). Inconsciemment, je m'attendais à tomber sur un "coin" bourré de petits champignons. Or je ne voyais vraiment pas où et encore moins comment, dans ce champ, repérer un tel "coin". J'ai fini par procéder par secteurs, en laissant Lucille par terre, le temps que je couvre le terrain alentour. Mais je revenais très vite en courant, craignant qu'elle ne soit en fait assise sur un trou de vipères ou qu'un chasseur ne la confonde avec un lièvre( elle était habillée en rose pétant, mais je perdais la raison en même temps que ma patience). Ne trouvant toujours rien qui ressemblât à un champignon, je me demandai si un avion n'allait pas soudainement surgir de derrière une haie et nous zigouiller en nous fonçant droit dessus en rase-motte, avion piloté par un tueur à gages engagé par mes cultivateurs bio, pour m'apprendre à "travailler aux impôts"..Le coeur battant d'angoisse et d'épuisement mêlés, j'ai hurlé un retentissant "putain, Lulu, regarde!!"en avisant un immense champignon, au milieu de nulle part, sur ma gauche. J'en ai même trouvé plusieurs, disséminés, mais maintenant que j'avais le modèle du premier, je les repérais plus facilement. Il n'en a pas fallu des dizaines pour remplir mon sac, et je pus donc regagner la poussette d'abord, la ferme ensuite,la tête haute, avec mon butin. Parce que j'imaginais bien l'air goguenard du fermier, si j'étais revenue bredouille ("forcément, elle "travaille aux impôts"). Lorsque je leur ai montré le contenu de mon sac, leur commentaire fut: "ben oui, des coulemelles, quoi".
Une fois revenue à la Guilde, j'ai pris une photo:
J'ai ensuite commencé par chercher sur internet une façon de les cuisiner. Puis, prise d'un doute affreux, je me suis demandé si ces champignons étaient bien comestibles (j'avais encore la tête du fermier dans la tête, lisant le journal annonçant ma mort violente suite à ingestion de champignons vénéneux "ouais, mais bon, elle "travaillait aux impôts" quand même.."): j'ai donc vérifié 45 fois la photo de la coulemelle pas mortelle sur internet, avant de me décider à les faire cuire. Puis je me suis mise à table, la trouille au ventre. Mais je me suis pas déballonée.Et il ne s'est (pour le moment en tout cas) rien passé de dramatique. Je ne suis pas soudainement devenue aveugle, avant de trépasser, écumante telle Emma Bovary, sur le sol de la cuisine, devant une Lulu et un P12 ébahis. Je pourrai retourner à la ferme et leur raconter en détail comment je les ai cuisinés, avant de leur dire "la prochaine fois qu'il pleut et qu'il en sort (des champignons), je pourrai retourner me servir?". Et toc.
Ce qui est rassurant là-dedans, c'est que mon stress n'est pas communicatif, a priori:
oui, c'est le sourire le plus intense de Lulu,( mais il est vrai qu'il pourrait passer pour un terrible masque d'effroi..) celui qu'elle arborait alors que je lui répétais nerveusement: "tu crois vraiment que je peux manger des trucs pareils, Lulu?".
08 septembre 2009
Panivore
Bon ça, ça ne date pas du 14 juillet, mais d'hier.
Après des mois de houleux débats intérieurs, je me suis décidée à acheter une MAP, comme tout le monde.
Voilà mon premier pain (je le sors du four à l'instant):
Je ne sais pas s'il est bon, mais en tout cas, il est bio et local de chez bio et local! la farine vient de chez le paysan bio dont la ferme est à 500 m de la Guilde, le levain vient du magasin bio situé à 13 km (mais il est fabriqué en Ardèche)...j'ai laissé tomber les recettes du guide de la MAP, qui me semblaient délirantes, en ce qu'elles n'imaginent pas un pain sans huile ne poudre de lait (!!).
Prochaine étape: le pain aux céréales ou aux graines de pavot (j'ai les ingrédients, y'a plus qu'à).
15 avril 2009
Manger bio: point d'étape
Je commence à comprendre pourquoi certains soutiennent que manger bio, ce n'est pas plus cher que manger "traditionnel" comme on dit.
En effet, même en fréquentant les magasins bio (ça y est, je l'ai fait!), force est de reconnaître qu'on ne risque pas trop de s'esquinter la carte bleue..les rayons sont peu fournis, avec des trucs soit improbables, soit répugnants d'aspects..ainsi, je préfère ne pas manger de charcuterie que de manger ce qui en fait office dans les magasins bio (qui plus est, vendu à prix d'or, là!). C'est à croire que les gens qui fréquentent ces magasins ne se nourrissent que de miel et de soja sous des formes confondantes! du coup, après 2 mois de conversion au bio, je suis pratiquement devenue végétarienne!
Alors, qu'est-ce qui reste? ben, les légumes, ça, oui!!
je vais chercher chaque samedi matin mon panier bio, et j'ai découvert un autre producteur à 5km de chez moi! comme il est victime de son succès, il n'a pas pu me prendre comme "abonnée", mais je peux lui téléphoner le lundi pour savoir ce qu'il a comme légume en quantité, et j'irai chercher ma commande le mardi. Cela peut sembler beaucoup, deux paniers de légumes par semaine, mais en fait, non: car c'est la base de l'alimentation, aussi bien pour moi que pour Lulu: soupe, salade, purée, tout cela, ce ne sont que des légumes!! A nous les carottes, épinards, salades, poireaux, céleris, topinambours, potimarrons, radis noirs,etc (forcément, après, faut "inventer la vie qui va avec", si on n'est pas du genre à cuisiner, on peut vite trouver ça lassant, le panier bio!)!!
Pour le pain, pas de problème, il y a une boulangerie bio à la white city, ce qui, déjà,constitue le prototype du coup de bol, et en plus, le pain y est super bon. De plus, ladite boulangerie propose d'autres produits bio, comme les oeufs, les oranges (d'Italie, rien n'est parfait), et surtout du fromage digne de ce nom. Parce que j'ai essayé ça, pour voir:
Et ben, j'ai vu: c'est dégueu!
alors que la boulangerie bio, elle revend des trucs comme ça!
En ce moment, ils ont aussi un Comté bio super bon; à côté de ça, je continue à me fournir en fromage de bique chez mes producteurs fermiers du coin, parce que lorsque je les avais interviewés dans le cadre de mon activité de grand reporter, ils m'avaient dit qu'ils n'étaient pas 100% bio, mais que quand même, c'en n'était pas loin.
Je ne me suis pas résolue à passer au lait bio, parce que ça m'énerve de devoir pour cela retomber dans les grandes marques politiquement pas correctes, alors je continue avec les briques venues de la laiterie de la région. Si je trouve une solution pour du lait bio, ce sera un truc qui aura de la gueule, genre aller direct le chercher à la ferme, comme pour les légumes! Mais le lait, je ne m'en sers que pour les yaourts.
Je consomme du beurre, de la crème fraîche , de l'huile et du vinaigre bio.. ça ressemblerait à quoi, de la salade bio avec un assaisonnement pas bio, hein?? des pâtes bio, des lentilles bio...pour mes pâtisseries, du sucre bio, de la farine bio..j'ai même trouvé des raisins secs bio, qui ne coûtaient pas un bras..
Reste la viande et ses dérivés: il y a une ferme bio pas loin, mais on n'y va pas comme on va chez le boucher, la vente a lieu à jours fixes, et une fois par mois! alors, le reste du temps, ben, on fait sans viande, et pis c'est tout!!
Donc si manger bio ne coûte pas plus cher, c'est tout bonnement parce qu'il n'y a rien à bouffer! la voilà, ma thèse!
Mais certains aliments me posent problème:
-l'eau: comment m'affranchir de ces packs de volvic?? l'eau du robinet n'est pas recommandée par ici, elle est pesticidée et nitratée à mort; alors comment faire?
-le thé: je n'aime que le thé de chez betjeman and barton, et il n'est pas bio. Je ne suis pas prête à changer. Le supprimer? mais le thé, j'en bois à longueur de journée!! pas simple..
Pour conclure, je tiens le coup facilement pour l'instant: j'aime cuisiner, je suis farouchement opposée aux plats tout prêts, manger bio est une gageure de tous les jours qui m'amuse. Et puis, lorsque je suis hors de la Guilde ou lorsque je reçois, je laisse ma bio-attitude au vestiaire! du coup, je ne suis pas frustrée comme une vieille anchois depuis deux mois! on verra si je m'y tiens! Lulu quant à elle semble apprécier ce qu'elle mange...et P12 attend le whiskas bio pour s'y mettre.
01 avril 2009
Nos enfants nous accuseront
Après avoir lu un article alarmiste dans le hors série de "grandir autrement" consacré à l'alimentation, et France-inter ayant enfoncé le clou le we dernier, j'ai cédé à la panique concernant le bisphénol A.
J'ai vérifié, les biberons de la Lulu en contiennent.
J'ai du faire plusieurs pharmacies, à la recherche de biberons en verre, puisque d'après mes renseignements et mes constatations, seuls ces derniers étaient "safe".
En arrivant tout à l'heure à la pharmacie-à-côté-de-la-mercerie-à-côté-de-l'intermarché, j'ai demandé poliment à la dame: "je voudrais des biberons sans bisphénol A". "Sans quoi?" a répondu la dame. "Sans bisphénol A, c'est un perturbateur endocrinien contenu dans la plupart des biberons, et je cherche donc des biberons en verre parce que j'ai peur"
nous nous sommes approchées de l'étal des produits pour bébés, et à force de regarder partout, nous avons vu ce qui nous crevait les yeux: une armada de biberons exhibant le slogan "garanti sans bisphénol A"!
Ravie et soulagée, j'en ai pris deux (et la pharmacienne m'a même donné 3 biberons en verre, persuadée qu'ils ne seraient jamais vendus, ce dont je doute, un décroissant digne de ce nom utilise un biberon en verre, c'est sûr)
Bravo. Ouais, sauf qu'en rentrant j'ai réalisé qu'ils sont trop larges pour s'inserrer dans le chauffe-biberon! Et je ne veux évidemment pas faire chauffer les aliments de Lulu dans le micro-ondes!!
Je réfléchis.
25 mars 2009
Rutabaga/épinards
L'avantage avec ces légumes bio qu'on ne choisit pas, c'est qu'on sort des sentiers battus!
je précise à toutes fins utiles que je me suis renseignée, avant d'enfourner cette purée dans le bec de la Lulu ébahie: j'ai ainsi appris que certains recommandent d'attendre 9 mois pour les épinards, sauf s'ils sont bio, car ils fixent les pesticides. Quant aux rutabagas, je n'ai lu aucun avertissement culpabilisateur.
18 mars 2009
Ceci n'est pas une serpillière
Lors de ma précédente (et première) visite à la mercerie pas loin de l'Intermarché, j'avais repéré cette adorable couverture. Et aujourd'hui, je n'ai pas pu me retenir plus longtemps, je suis retournée à la mercerie, avec deux idées bien arrêtées en tête: la première, acheter la couverture en question pour ma Lulu. C'est fait, la voilà:
A froid comme ça, on dirait qu'elle a été tricotée en vomi de P12, mais en vrai, elle est super jolie. Comme je la retournais dans tous les sens afin de savoir où diable elle avait été fabriquée, quelle en était la marque, la dame de la mercerie m'a dit l'avoir faite elle-même!! Elle est donc parfaite, made in France (à moins que la dame de la mercerie ne l'ait réalisée lors de vacances en Chine, bien sûr, mais on ne peut pas garder le contrôle sur tout, hélàs..). Quoi qu'il en soit, le dossier "achat de la couverture" fut vite emballé.
Restait ma seconde idée. Depuis quelques temps, je TRICOTE !! (moi aussi!)
Et cette photo prouve avec violence que je suis exactement née pour ça!! J'ai pris quelques cours avec ma mère, et je me sens maintenant assez forte dans ma tête pour entamer un réel "ouvrage". Je m'en suis ouverte à la dame de la mercerie, qui m'a montré une écharpe de sa fabrication, avant de m'assurer qu'avec mon niveau, j'étais en mesure d'obtenir le même résultat; ça m'a fait tout drôle!
J'ai donc acheté le matériel:
Y'a marqué "Népal" sur les étiquettes, mais c'est fabriqué en Espagne, ouf! Quant aux aiguilles, elles sont en bambou (et made in Japan..), c'est ce qu'il y a de mieux, d'après la dame.
Et me voilà à pied d'oeuvre! Je ressens l'angoisse de la maille blanche...
15 mars 2009
La perfection n'est pas de ce monde
J'ai réalisé ce (magnifique) cake au moyen de :
-250 g de farine bio ET locale
-160 g de beurre produit par la coopérative laitière située à 29.9 km de la Guilde (j'ose espérer que le lait ne vient pas de Nouvelle Zélande)
-110 g de sucre brésilien MAIS bio
-3 oeufs pondus à 17 km de la Guilde (je préfère toutefois éviter de voir l'exploitation en question, je crains fort que tout ce beau monde ne soit élevé dans un grand hangar sous des ampoules..)
-1 sachet de levure alsacienne (je pars du principe qu'elle est alsacienne au sens propre)
-des raisins secs (j'ai oublié de regarder d'où ils provenaient, avant de jeter l'emballage..tant mieux!)
Bref, ce cake est un modèle du genre écolo-décroissant-équitable.
Du coup, je l'ai littéralement blin-dé de rhum. Pas bio. Et encore moins local !!
purée d'amabilité
Applicant les leçons d'Agnès et de Mélie, je me suis cantonnée à un seul légume pour ce second essai de diversification; j'ai également changé la méthode, puisque j'ai abandonné le presse-purée pour le robot:
La candidate à la diversification était de bonne volonté, mais la quantité ingérée fut, là encore, de l'ordre du symbole; j'ai cependant enregsitré un mieux par rapport à la dernière fois.
11 mars 2009
Diversification nous voilà!
J'ai craqué.
Ce matin 11h, j'attrape quelques légumes bio et je leur fais leur fête:
Une partie au chaud dans le chauffe-biberon, le reste direction frigo et congélateur:
12h30, Lulu est rentrée de la crèche, elle a faim:
12h32, Lulu se demande bien ce qu'elle va pouvoir faire de cet attirail inconnu:
12h33: il se passe un truc dingue, pour Lulu
A priori, c'est pas franchement mauvais, puisqu'elle ne grimace pas ostensiblement, mais le coup de la cuillère à la place de la tétine, conjugué au coup de la texture inattendue, ça te désarçonne une Lulu, quand même..
Mais je me sens mieux!!
C'est décidé: tout à l'heure, je vais à la piscine, et je fais un scandale si ils refusent à nouveau notre dossier!






























